Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 20:14

 

 

Le 16 octobre dernier, jour de la sainte Edvige, Brice Hortefeux signait deux décrets  autorisant la création de  deux bases de données: l'une portant sur  les enquêtes administratives et l'autre sur  la prévention des atteintes à la sécurité publique. Sont visées les personnes souhaitant travailler ou travaillant dans le secteur de la sécurité publique et ayant un comportement inadéquat à la fonction « alors même que ce comportement aurait une motivation politique, religieuse, philosophique ou syndicale ». L’origine géographique est un indicateur pouvant apparaître dans les fichiers. Serait-ce une manière détournée pour surveiller de près et ficher les jeunes des quartiers sans faire mention de leur origine ethnique?

 

Volontairement, des millions d’internautes partagent avec gourmandise  sur la toile des informations privées de tous genres:  coordonnées, photographies ou autres vidéos. Parfois, c’est un passé, gênant, honteux, voire terrible qui resurgit.

 

Un médecin rwandais fait des remarques déplacées à une infirmière qui a de l’embonpoint  au cours d’une auscultation de routine. Cette dernière choquée par les  propos et l’attitude du docteur tapote son nom sur Google pour voir si elle peut dénicher quelques informations sur le praticien. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre  qu’Interpol a lancé un avis de recherche à son encontre. Depuis près de trois ans, le médecin est soupçonné de crime de guerre et d’implication  dans le génocide des Tutsis au  Rwanda. Eugène Rwamucyo, médecin du travail  à l’hôpital Henri Mennecier de Maubeuge, dénonce une  chasse à l’homme et affirme être un bouc-émissaire. Il est actuellement suspendu, pour le temps de l’enquête.

 

En 1994, plus de 800 000 hommes, femmes et enfants ont été traqués puis exterminés au Rwanda. Comment faire le récit de telles atrocités ? Radio Katam a rencontré Diogène Ntarindwa, ancien enfant soldat de l’armée du Front Patriotique Rwandais. Diogène n’a que 17 ans quand il rejoint l’armée du FPR dont la mission est de stopper l’avancée génocidaire des Interamwe.  Il a écrit  carte d’identité, un spectacle autobiographique. Mémoire, Exil, identité  en sont les thèmes principaux. Diogene Ntarindwa  parvient avec brio, à aborder la gravité dans la légèreté.


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Par Katam - Publié dans : Société - Communauté : association culturelle
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