Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 15:09


Itzhak, est un jeune militaire israélien ; il a tué pour la première fois. Il ne sait plus très bien pourquoi il a tiré sur  Salem : la colère, la peur, l’incompréhension ? Il ne sait plus, mais reste qu’il a tué et qu’il n’arrive pas à vivre avec cette idée. Il cherche des réponses auprès du médecin militaire, de son rabbin, de sa femme. Mais rien, personne ne peut expliquer ce qui lui arrive, alors il en veut à la terre entière. Sa seule option : l’exil, partir pour le Canada, les Etats-Unis, peu importe, mais peut on fuir sa vie ? Sarah sa femme, est terrifiée. Elle a constamment, quotidiennement peur. Elle n’ose plus prendre le bus, de peur qu’une bombe explose. Pourtant, cela fait des années qu’il n’y a pas eu d’attentat en Israël mais sa peur est bien réelle ; elle ne comprend pas son mari - il est de son devoir de protéger la nation ! Alors elle se réfugie dans la foi. Peut être qu’elle parviendra grâce à cette quête d’idéal à récupérer Itzhak.

 

La mort de Salem devient un étendard pour la mère de celui-ci, Oum Salem, un refuge qui lui permet de déverser sa haine, sa colère car que deviendrait elle si elle lâchait prise ? Il lui reste bien sa fille, Shahida mais celle-ci ne comprend rien à rien. Shahida veut vivre, aimer, ne pas penser à la vengeance, ne pas penser à la terreur. Alors, elle aime Ismael. Il est jeune, il est beau, il est en vie. Elle l’aime jusqu'à ce qu’elle apprenne qu’il travaille pour l’ennemi. Le jour, il prend part  à la construction du mur de séparation. Quand elle l’interroge sur ses motivations, la réponse d’Ismaël tombe comme un couperet : « il faut bien manger »…

 

Assis sur son fauteuil, le spectateur en prend plein la gueule. Le parti pris, de la mise en scène est de faire vivre l’intimité du conflit. Les personnages et les lieux se succèdent, les références  à l’histoire, aux mythes aussi. La violence est omniprésente. Seul refuge pour le spectateur,  le personnage d’Abou Salem, le père, le colleur d’affiche qui déambule dans les rues de la ville pour placarder les portraits des martyrs. Il est fatigué, il aimerait bien être inactif, connaître le chômage. Abou Salem, c’est l’humaniste, un patriarche d’un nouveau genre, qui porte en lui la douleur et l’espoir.

 

L’affiche clôture la saison du Tarmac de la villette.
Représentations du mardi au vendredi à 20h00, le samedi à 16h00 -  jusqu’au 31 octobre 2009.


Rencontre avec  Guy Delamotte.

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Par Katam - Publié dans : Société - Communauté : partage
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Commentaires

J'adore !
Commentaire n°1 posté par Cellos M'BALE le 28/10/2009 à 11h07

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